Faudra-t-il bientôt un ticket pour aller marcher en forêt ?
L'été dernier, les Calanques de Marseille ont limité l'accès à la calanque de Sugiton sur réservation. Résultat ? Une expérience incroyable pour ceux qui y étaient, et une frustration immense pour les autres. Mais au-delà du débat 'pour ou contre', cette mesure est en train de faire des petits un peu partout en France. C'est le nouveau visage de la rando : la gestion de flux.
Le constat est brutal : l'érosion des sentiers s'accélère. Quand 2000 personnes passent sur le même chemin de terre chaque jour, la biodiversité locale prend un coup fatal. En 2024, attendez-vous à voir des quotas apparaître sur certains sommets mythiques ou des lacs d'altitude très Instagrammables.
Les sites concernés dès cet été
On parle beaucoup du Puy de Dôme ou de certains secteurs du GR20 en Corse. L'idée n'est pas de vous interdire l'accès, mais de lisser la fréquentation. Mon conseil ? Si vous prévoyez un trek majeur, vérifiez deux mois à l'avance si un système de permis ou de réservation n'a pas été mis en place. Rien de pire que d'arriver au pied d'un site après 4h de route et de se voir refuser l'entrée par un garde vert.
L'alternative : la stratégie de la 'ligne de crête'
Pour éviter la foule et les réservations, je vous suggère de changer de logiciel. Au lieu de viser les 'Top 10' des guides de voyage, cherchez les massifs oubliés. Le Massif Central regorge de sentiers sublimes où vous ne croiserez personne. En gros, si un lieu n'a pas de 'spot photo' célèbre sur les réseaux, vous avez 90% de chances d'y être tranquille. La liberté en rando aujourd'hui, elle se mérite en sortant des sentiers battus, littéralement. Et franchement, n'est-ce pas ça qu'on recherche avant tout ?