Le mont Aigoual, point culminant du Gard à 1 567 mètres, abrite le dernier observatoire météorologique de montagne encore habité en France. Son tour en trois jours traverse le cœur du Parc national des Cévennes, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, et offre une immersion totale dans des paysages façonnés par des siècles de pastoralisme. Des forêts domaniales replantées au XIXe siècle par Georges Fabre aux drailles empruntées par les troupeaux transhumants, chaque sentier raconte l'histoire de cette montagne de caractère.
L'itinéraire relie les vallées du Bonheur et de l'Hérault en passant par les crêtes battues par les vents. On traverse successivement la forêt de l'Aigoual — l'une des plus vastes hêtraies-sapinières d'Europe —, les tourbières de la Baraque de l'Aigoual et les chaos granitiques des hauts plateaux. La faune est remarquable : cerfs, mouflons méditerranéens, vautours fauves réintroduits depuis les gorges de la Jonte, et le rare grand tétras cévenol. Au sommet, par temps dégagé, la vue porte du mont Blanc au Canigou en passant par la Méditerranée.
Le tour se fait généralement en partant de Valleraugue ou de Meyrueis. Les gîtes d'étape jalonnent le parcours, mais le bivouac est autorisé dans le parc national sous conditions strictes (tente montée entre 19h et 9h, à plus d'une heure de marche d'une route). Le printemps et l'automne sont les saisons idéales : la chaleur estivale peut être accablante dans les vallées, et l'Aigoual reçoit jusqu'à 2 200 mm de précipitations annuelles — record de France métropolitaine.
Étapes détaillées
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