Mise à jour du 10 octobre 2026. Carte de vigilance Météo-France (dernière édition lisible : diffusion du 9 octobre à 06:00) : aucun département en vigilance orange ou rouge, et aucun département en vigilance pour samedi 10 octobre ; le jaune « crues » du Gard et de l’Hérault, présent le 8, n’apparaît plus. Les effets d’un épisode ne s’arrêtent pas avec la vigilance : après de fortes pluies, des cours d’eau peuvent rester hauts, certains ponts submersibles fermés et les sols saturés. L’édition de dimanche 11 n’était pas lisible ; la carte est actualisée à 6 h et 16 h : relisez-la avant de partir. Le 30 septembre, l’épisode méditerranéen a donné 337,6 mm à Saint-Hippolyte-du-Fort (30) selon le bilan de Météo-France, et le Gard comme l’Hérault ont été placés en vigilance rouge de 8 h à 22 h ; à Vic-le-Fesq, le Vidourle est passé de 2 cm à 5,63 m en une journée (relevés Météo-Villes). Le massif n’est pas en cause : l’enjeu est l’exposition au lit mineur. Un itinéraire de crêtes et une descente de gorges n’ont pas le même profil de risque.
En 1878, Robert Louis Stevenson, pas encore célèbre, entreprit une marche de 220 kilomètres avec l'ânesse Modestine à travers les montagnes du sud de la France. Son récit, « Voyage avec un âne dans les Cévennes », allait inventer le concept même de randonnée de loisir. Le GR70 retrace et prolonge ce parcours mythique sur 272 kilomètres.
Quatre terroirs, un fil rouge
Du Puy-en-Velay à Saint-Jean-du-Gard (ou Alès), le chemin traverse quatre territoires distincts : le Velay volcanique et ses plateaux de lave, le Gévaudan et ses légendes de bête, le Mont Lozère battu par les vents à 1 700 m d'altitude, et enfin les Cévennes calcaires avec leurs vallées encaissées plantées de châtaigniers et de mas en pierre sèche.
Le parcours est jalonné de gîtes d'étape chaleureux et de « bourricoters » qui proposent un âne de bât pour porter les bagages : une tradition directement héritée de Stevenson lui-même.